Le frère du roi Charles III, l’ex-prince Andrew, a été arrêté jeudi à son domicile de Sandringham, dans le Norfolk, dans le cadre d’une enquête sur des allégations d’abus de fonctions publiques liées aux révélations autour de Jeffrey Epstein.
À 63 ans, il est actuellement en garde à vue pendant que la police britannique mène des perquisitions dans plusieurs de ses résidences, dont Windsor, afin de recueillir des preuves sur ses liens présumés avec le réseau du financier américain.
Arrestation et enquêtes en cours
La police a confirmé que l’interpellation fait suite aux documents récemment publiés aux États-Unis, connus sous le nom d’“Epstein files”, qui détaillent des échanges et des rencontres présumées entre Andrew et certaines victimes. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’ex-prince a utilisé ses fonctions officielles pour faciliter ces rencontres ou partager des informations sensibles.
Le Premier ministre britannique a rappelé que “personne n’est au‑dessus de la loi”, insistant sur le caractère impartial de l’enquête. Le Buckingham Palace a également publié un communiqué exprimant son soutien à l’action des forces de l’ordre et sa préoccupation pour les victimes, tout en précisant qu’aucune conclusion n’est encore tirée.
Conséquences pour la famille royale
Cette arrestation représente une nouvelle étape dans le scandale qui affecte la réputation de l’ex-prince depuis plusieurs années. Fragilisé par ses liens avec Epstein, Andrew se retrouve de nouveau sous les projecteurs alors que la justice britannique cherche à établir les responsabilités exactes.
Les révélations récentes et l’attention médiatique internationale font peser une pression inédite sur la famille royale et relancent le débat sur l’immunité des membres de la royauté face à la loi.