Les discussions indirectes entre l’Iran et les États-Unis sur le nucléaire ont enregistré mercredi une avancée notable à Genève, où les deux pays ont trouvé un accord sur des « principes directeurs » pouvant servir de base à un futur compromis.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que les pourparlers avaient permis de tracer « une voie claire » vers la rédaction d’un texte d’accord. Une nouvelle session devrait être organisée après l’échange de projets entre les deux délégations.
Côté américain, le vice-président JD Vance a confirmé que la diplomatie restait privilégiée, tout en soulignant que Washington conservait d’autres options si certaines lignes rouges n’étaient pas respectées.
Un dialogue encore fragile
Malgré cette avancée, les positions demeurent éloignées. Les États-Unis exigent l’arrêt de l’enrichissement d’uranium en Iran, tandis que Téhéran refuse toute limitation totale de son programme et exclut d’aborder son arsenal balistique.
Dans le Golfe, la tension militaire reste élevée. Les États-Unis ont déployé des porte-avions dans la région alors que l’Iran mène des exercices navals près du détroit d’Ormuz, voie stratégique pour une grande partie du pétrole mondial.
Une négociation sous pression régionale
L’enjeu dépasse largement le cadre nucléaire. Un accord permettrait d’alléger les sanctions contre l’Iran et de réduire les risques d’escalade militaire au Moyen-Orient. À l’inverse, un échec pourrait raviver les tensions régionales et peser sur les marchés énergétiques mondiaux.
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