Le deuxième cycle de négociations indirectes entre l’Iran et les États‑Unis sur le programme nucléaire iranien a débuté mardi à Genève sous la médiation d’Oman, quelques semaines après une première série de pourparlers tenue à Mascate.
La délégation iranienne, dirigée par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, est arrivée dans la capitale suisse pour entamer les discussions avec les représentants américains, tandis que le président Donald Trump a précisé qu’il suivrait ces échanges indirectement, tout en rappelant que Washington n’écarte pas d’autres options si aucun accord n’était trouvé.
Parvenir à un compromis ?
L’objectif de ces négociations est clair : parvenir à un compromis qui limiterait le programme nucléaire iranien et renforcerait les inspections, tout en apaisant les tensions dans le Golfe. Cependant, l’issue reste incertaine. Les négociateurs pourraient trouver un accord global, mettant fin à plusieurs années de blocages et ouvrant la voie à une coopération internationale renforcée, ou se contenter d’un compromis partiel qui réglerait certains points mais laisserait des questions sensibles en suspens.
À l’inverse, l’absence de concessions de part et d’autre pourrait conduire à un échec des pourparlers, intensifiant la pression diplomatique et les manœuvres militaires dans la région. Dans un scénario extrême, le blocage pourrait provoquer des mesures économiques ou politiques supplémentaires, accentuant les tensions sans confrontation directe.
La diplomatie tente une nouvelle fois de tracer la voie
La situation régionale reste fragile, avec une présence militaire américaine renforcée dans le Golfe et des exercices navals iraniens près du détroit d’Hormuz. Chaque étape de ces négociations est scrutée par la communauté internationale, consciente que l’issue de ce deuxième round pourrait avoir des répercussions majeures sur la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient. Mardi à Genève, la diplomatie tente une nouvelle fois de tracer la voie vers un accord qui reste à ce jour incertain, mais dont les enjeux sont considérables pour tous les acteurs impliqués.
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