À l’approche du mois de Ramadan 2026 (1447 de l’Hégire), la Présidence du gouvernement a annoncé l’aménagement des horaires de travail au sein des administrations publiques, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif.
Du lundi au jeudi, les agents travailleront de 8h00 à 14h30. Le vendredi, la journée s’achèvera à 13h30. Une organisation désormais classique en période de jeûne, mais dont les implications dépassent la simple réduction du volume horaire.
Un rythme social transformé
Le Ramadan ne modifie pas seulement les horaires administratifs. Il reconfigure l’ensemble des temporalités sociales. Les journées commencent plus tôt pour certains, mais surtout se prolongent tard dans la nuit. Les veillées après la rupture du jeûne deviennent plus longues, les activités commerciales s’intensifient en soirée, les cafés et les espaces publics connaissent un pic d’affluence après 21 heures.
Conséquence directe : le sommeil est fragmenté. Beaucoup de citoyens dorment moins ou à des horaires décalés. Cette dette de sommeil peut affecter la concentration, la vigilance et la capacité de prise de décision, notamment en début de journée.
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Dans les administrations, la première tranche horaire (8h00–10h00) devient stratégique. C’est souvent le moment où l’énergie cognitive est la plus stable. En revanche, à mesure que la journée avance, la fatigue physiologique liée au jeûne – surtout en cas de chaleur ou d’activité soutenue – peut se faire sentir.
Quelle productivité ?
La réduction des horaires ne signifie pas mécaniquement une baisse de productivité. En théorie, un temps de travail plus court peut inciter à une meilleure priorisation des tâches et à une rationalisation des réunions. La concentration sur l’essentiel peut même améliorer le rendement horaire.