Pour la première fois, une hystérectomie par chirurgie robotique a été réalisée en Tunisie, vendredi 6 février 2026, à l’Hôpital Charles Nicolle. L’intervention a été menée par une équipe médicale tunisienne au sein du Centre national de chirurgie robotique de l’établissement.
L’opération s’est déroulée sous la supervision du Pr Nabil Mathlouthi, chef du service de gynécologie-obstétrique, avec la participation des docteurs Anis Feki, Anis Fadhlaoui et Marouene Brahem. Selon les informations communiquées par le Ministère de la Santé, elle s’est déroulée sans complication.
Cette intervention s’inscrit dans le déploiement progressif de la chirurgie robotique à l’hôpital Charles Nicolle. En décembre 2025, une première opération rénale assistée par robot y avait déjà été réalisée avec l’appui d’une équipe médicale coréenne, dans le cadre d’un accompagnement technique et d’un transfert de compétences.
Une intervention réalisée intégralement par une équipe tunisienne
L’hystérectomie pratiquée le 6 février marque toutefois un palier supplémentaire : l’ensemble de l’acte chirurgical a été assuré entièrement par des compétences tunisiennes, sans assistance étrangère directe. Pour les équipes médicales, cette intervention confirme la montée en compétence progressive des praticiens formés à la chirurgie robotique.
Reposant sur une assistance technologique permettant une plus grande précision des gestes opératoires et une approche moins invasive, la chirurgie robotique est généralement associée à une réduction des douleurs post-opératoires, à un rétablissement plus rapide et à un risque limité de complications.
Un déploiement encore progressif
Malgré ces avancées, la chirurgie robotique demeure encore peu répandue dans les hôpitaux publics tunisiens, notamment en raison du coût des équipements, des exigences de formation spécialisée et des contraintes organisationnelles qu’elle implique.
Le ministère de la Santé indique que d’autres interventions robotisées devraient être programmées dans les mois à venir, afin d’élargir l’accès à cette technique et de consolider progressivement l’autonomie des équipes médicales nationales.
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