La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire de l’assassinat de Mohamed Brahmi. Les juges ont prononcé un éventail de peines particulièrement lourdes, allant de cinq années d’emprisonnement à la condamnation à mort.
Jeudi après-midi, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la cour d’appel de Tunis a tranché dans l’un des dossiers les plus sensibles de l’histoire politique récente du pays : l’assassinat de Mohamed Brahmi, coordinateur général du Courant populaire et membre de l’Assemblée nationale constituante, abattu devant son domicile le 25 juillet 2013.
Selon une source judiciaire, les peines prononcées s’échelonnent de cinq ans d’emprisonnement jusqu’à la peine capitale, rapporte l’agence TAP.
L’accusé Abderraouf Talbi a été condamné à la peine de mort assortie de trente années de prison. Ezzeddine Abdellaoui et Ahmed Malki, connu sous le surnom de « le Somalien », ont écopé chacun de soixante ans de réclusion.
Des peines allant de 10 à 50 ans pour les autres prévenus
Les juges ont également condamné Mohamed Aouadi à cinquante ans de prison, tandis que Karim Klaï a été sanctionné par une peine de quarante-cinq ans.
Dans ce même dossier, Ameur Bellazi et Mohamed Akkari ont été condamnés à vingt ans de prison chacun. Riadh Ouertani, pour sa part, a écopé d’une peine de dix années d’emprisonnement.
Un jugement par contumace pour l’accusé en fuite
S’agissant de Mustapha Kheder, toujours en cavale, la justice a rendu un jugement par contumace. Il a été condamné à cinq ans de prison pour « omission volontaire de tenir informées les autorités concernées ».
Ce verdict intervient près d’un an après la décision rendue en février 2025 par la 5ᵉ chambre criminelle spécialisée du Tribunal de première instance de Tunis. À l’époque déjà, les peines variaient entre la condamnation à mort et plusieurs années de prison ferme.
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