Interpellé à Mateur, le député Ahmed Saidani fait l’objet de poursuites fondées sur l’article 86 du Code des télécommunications. Son bloc parlementaire dénonce une atteinte à l’immunité parlementaire et réclame sa libération.
Le député Ahmed Saidani a été interpellé mercredi 4 février à Mateur. Les motifs de cette arrestation ont été détaillés jeudi matin par la députée Olfa Marouani lors d’une intervention sur les ondes de Jawhara fm. Les poursuites engagées reposent sur l’article 86 du Code des télécommunications, en lien avec des publications diffusées sur Facebook.
Une base juridique fondée sur l’article 86
Selon les précisions fournies, la procédure a été déclenchée à la suite d’une auto-saisine du ministère public. Le texte invoqué prévoit une peine d’emprisonnement de un à deux ans et une amende pour toute personne qui, sciemment, porte préjudice à autrui ou trouble sa quiétude via les réseaux publics de télécommunications.
Les faits reprochés au parlementaire concerneraient des publications jugées attentatoires à la personne du président de la République.
Garde à vue et interrogatoires en cours
Ahmed Saidani a été placé en garde à vue pour une durée de quarante-huit heures. Des interrogatoires sont en cours, selon les déclarations de sa collègue députée.
Le bloc de la Ligne nationale souveraine, auquel appartient le député, a vivement réagi à cette interpellation. Dans un communiqué publié après son arrestation dans un café de Mateur, le bloc dénonce une « violation manifeste » des procédures légales.
Il appelle les autorités judiciaires et sécuritaires à procéder à la libération immédiate du député et à veiller au respect strict des cadres légaux en cas de poursuites.
Le bloc parlementaire estime que cette arrestation constitue une atteinte aux garanties constitutionnelles relatives à l’immunité des députés pour leurs positions, déclarations et actes dans l’exercice de leurs fonctions.
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