La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné une accusée de premier plan dans un dossier de malversations financières. La justice a retenu contre elle des charges liées au blanchiment d’argent et aux infractions à la législation des changes. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une série de procédures visant des dossiers anciens impliquant des réseaux financiers et commerciaux.
La juridiction compétente a prononcé une peine de quatre ans de prison à l’encontre de Jalila Trabelsi, sœur de Leïla Ben Ali, reconnue coupable dans une affaire portant sur des opérations financières illicites. Selon les éléments du dossier, les poursuites portent notamment sur des faits de blanchiment d’argent et de violation des règles encadrant les transactions en devises.
Un passé judiciaire déjà chargé
Le jugement a été rendu à l’issue de l’examen des pièces de l’instruction et des conclusions des enquêtes menées dans ce dossier, rapporte Mosaique fm.
Cette condamnation intervient alors que la même chambre spécialisée avait déjà statué, dans une autre affaire, contre Jalila Trabelsi, son époux et deux ressortissants étrangers. Dans ce précédent dossier, les accusés avaient été condamnés à six ans de prison assortis de lourdes amendes dépassant les vingt millions de dinars.
L’affaire portait sur l’obtention irrégulière d’un marché public par une société gérée par Jalila Trabelsi et son conjoint. L’enquête avait établi que le contrat avait été conclu en violation des procédures administratives et financières en vigueur, sur la base d’irrégularités avérées et d’éléments probants retenus par la justice.
Des procédures toujours en cours
Dans ce précédent dossier, les condamnés avaient interjeté appel de la décision rendue en première instance, ce qui laisse le volet judiciaire toujours ouvert sur le plan procédural.
Cette nouvelle décision vient ainsi s’ajouter à une série de jugements rendus dans des affaires emblématiques de corruption financière, alors que la justice poursuit l’examen de dossiers liés à la gestion passée de plusieurs entreprises et transactions publiques.
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