La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a décidé de reporter l’examen du dossier de l’évasion de cinq détenus classés dangereux de la prison de la Mornaguia. L’audience à venir sera consacrée aux plaidoiries de la défense, avant la mise en délibéré et le prononcé ultérieur du jugement.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’examen de l’affaire relative à l’évasion de cinq détenus classés dangereux de la prison civile de la Mornaguia. La prochaine audience sera consacrée exclusivement aux plaidoiries des avocats, avant que l’affaire ne soit mise en délibéré en vue du prononcé du verdict.
Ce renvoi intervient à l’issue d’une phase d’instruction particulièrement dense, marquée par de longues auditions et un calendrier judiciaire suivi de près en raison de la gravité des faits.
Des interrogatoires menés jusqu’à tard dans la nuit
Lors de la dernière audience, la juridiction a achevé l’interrogatoire de l’ensemble des accusés, qu’ils soient en détention ou poursuivis en état de liberté. Les débats se sont prolongés jusqu’à une heure avancée de la nuit, traduisant l’ampleur et la complexité du dossier.
À l’issue de cette séance, la cour a décidé de consacrer l’audience suivante aux seules plaidoiries de la défense, étape clé avant la clôture des débats et la délibération.
Un dossier lourd impliquant de nombreux prévenus
L’affaire de l’évasion de la prison de la Mornaguia met en cause plus de quarante personnes. Parmi les prévenus figurent notamment des agents et des cadres relevant de la Direction générale des prisons, poursuivis dans le cadre de ce dossier aux ramifications sensibles.
Le dossier porte sur les circonstances ayant permis la fuite de cinq détenus classés particulièrement dangereux, un événement qui avait suscité une vive inquiétude et relancé le débat sur la sécurité des établissements pénitentiaires.
Après l’audience des plaidoiries, l’affaire sera mise en délibéré. Le verdict, attendu dans un climat de forte attention médiatique et institutionnelle, devrait marquer une étape importante dans le traitement judiciaire de l’une des affaires sécuritaires les plus sensibles de ces dernières années.
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