Une controverse a éclaté à Carthage après l’installation d’un kiosque sur un terrain classé à caractère archéologique. La présidente de l’Association des amis de Carthage, Selwa Jaziri, a affirmé ce mardi, dans une déclaration à Jawhara FM, que la structure a été érigée sur une terre archéologique située dans la banlieue de Carthage.
Selwa Jaziri a précisé que le terrain concerné avait été récupéré par l’Institut national du patrimoine (INP) après la révolution. Il s’agit, selon ses propos, d’un espace faisant l’objet d’un litige opposant des sociétés confisquées à l’INP, et classé comme zone archéologique « jaune », soumise à des fouilles et à des restrictions strictes en matière d’exploitation.
La présidente de l’association a indiqué qu’il s’est avéré que le propriétaire du kiosque avait obtenu une autorisation délivrée par la commission régionale des kiosques du gouvernorat de Tunis, ainsi qu’un permis approuvé par le gouverneur. Cette information a, selon elle, été confirmée par les autorités municipales de Carthage.
Autorisations administratives
Selwa Jaziri a toutefois insisté sur le fait que le terrain relève juridiquement de la propriété de l’Institut national du patrimoine, en raison de sa nature archéologique. Elle a également exprimé son étonnement face à l’octroi d’une autorisation à une personne en particulier, alors que d’autres demandes similaires pour l’installation de kiosques auraient été rejetées.
Cette affaire relance le débat sur la protection des sites archéologiques, les procédures d’octroi des autorisations administratives et la coordination entre les différentes institutions concernées, notamment les autorités locales et les organismes chargés de la sauvegarde du patrimoine.
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