L’affaire suscite une vive émotion. Le ministère public a retenu des charges de viol et d’attentat à la pudeur sur mineur contre quatre suspects dans le dossier de l’agression sexuelle d’un enfant âgé de trois ans au sein d’une garderie. La propriétaire de l’établissement ainsi que des membres du personnel sont, pour leur part, poursuivis pour négligence.
Selon les éléments communiqués, le parquet a ordonné une batterie d’expertises génétiques et techniques afin d’établir les responsabilités. Les enquêteurs ont procédé à la constatation des lieux, à l’exploitation du système de vidéosurveillance et à l’audition de l’ensemble du personnel exerçant au sein de la structure.
Dans l’attente de l’achèvement des investigations
À ce stade de la procédure, les soupçons ont été circonscrits à un groupe déterminé de personnes. Le ministère public a décidé leur placement en garde à vue dans l’attente de l’achèvement des investigations et de la réception des résultats des expertises médicales et techniques.
Sur le plan administratif, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a ordonné la fermeture de la garderie concernée, mesure conservatoire visant à protéger les enfants accueillis dans l’établissement.
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À quoi s’attendre sur le plan judiciaire ?
L’affaire relance le débat sur les mécanismes de contrôle des structures de la petite enfance et sur les obligations de vigilance qui incombent aux gestionnaires et aux encadrants, tant sur le plan pénal qu’administratif.
La procédure devrait se poursuivre avec la réception des résultats définitifs des expertises médicales et scientifiques. Si les charges sont confirmées, le dossier sera transmis à un juge d’instruction, qui pourra décider d’un mandat de dépôt à l’encontre des principaux suspects. L’enquête pourrait également s’élargir afin de vérifier d’éventuelles défaillances structurelles dans le fonctionnement de la garderie.
Les infractions retenues, notamment le viol sur mineur, figurent parmi les crimes les plus sévèrement réprimés par le Code pénal tunisien, avec des peines pouvant aller jusqu’à de lourdes années d’emprisonnement, voire davantage en cas de circonstances aggravantes liées à l’âge de la victime.