Les dernières vingt-quatre heures ont été marquées par un nouvel épisode pluvieux touchant une grande partie du pays, avec une intensité nettement plus marquée dans les régions du nord. Selon les relevés officiels, plusieurs localités ont enregistré des cumuls significatifs, confirmant la persistance d’un temps instable sur la Tunisie.
Les pluies enregistrées entre dimanche matin et lundi matin ont principalement concerné les régions septentrionales. Les cumuls les plus élevés ont été relevés à Béni Mtir avec 22 millimètres, suivie de Tabarka et Nefza avec 18 millimètres chacune, et de Sejnane avec 14 millimètres.
Ces chiffres confirment que le nord du pays reste l’épicentre de l’activité pluvieuse, dans un contexte météorologique toujours dominé par les perturbations atlantiques.
Des cumuls variables selon les gouvernorats
Au-delà des pics observés dans le nord-ouest, les précipitations ont concerné une large partie du territoire, mais avec des intensités inégales. Dans le gouvernorat de Jendouba, plusieurs localités ont enregistré entre 7 et 16 millimètres, tandis que le Kef et Béja ont connu des quantités modérées mais généralisées, avec des pointes autour de 12 à 18 millimètres dans certaines zones.
À Bizerte, les cumuls sont restés plus modestes mais étendus à l’ensemble du gouvernorat, oscillant généralement entre 1 et 14 millimètres selon les localités.
Des pluies plus discrètes sur le littoral et le centre
Sur le Grand Tunis, le Sahel et le Cap Bon, les précipitations ont été nettement plus faibles. La plupart des stations n’y ont enregistré que des traces à quelques millimètres, confirmant le caractère très contrasté de cet épisode.
Même constat dans plusieurs régions du centre, où les pluies sont restées localisées et d’intensité limitée, sans impact hydrologique majeur à ce stade.
Si ces pluies contribuent à améliorer localement l’humidité des sols et l’alimentation des oueds, les spécialistes estiment qu’elles restent insuffisantes pour combler le déficit structurel des ressources en eau, notamment dans les grands barrages du nord et du centre.
Cet épisode s’inscrit toutefois dans une séquence hivernale plus active que les années précédentes, marquée par une succession de perturbations qui maintiennent un niveau d’apports régulier, bien que toujours inégalement réparti.
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