Le budget du ministère de l’Intérieur pour l’exercice 2026 s’élève à 6,3 milliards de dinars, soit une hausse de 5% par rapport à l’année précédente. Une part importante sera consacrée à la modernisation des équipements, aux infrastructures sécuritaires et au recrutement de près de 2900 nouveaux agents.
Une enveloppe globale en hausse, tirée par l’investissement
Présenté lundi 10 novembre 2025 lors d’une séance plénière du Conseil national des régions et des districts (CNRD), le rapport conjoint des commissions de la Défense, de la sécurité et des forces armées et du règlement intérieur, de l’immunité et des affaires juridiques détaille un budget de 6304,8 millions de dinars pour le ministère de l’Intérieur.
Les dépenses se répartissent ainsi :
- Salaires : 4160,8 MD
- Gestion : 374,9 MD
- Interventions : 1323,7 MD
- Investissement : 380,35 MD
L’investissement progresse de 57% par rapport à 2025, un bond destiné à financer l’achat de moyens de transport, d’équipements de sécurité et de contrôle, ainsi que la construction de nouveaux centres et casernes. Deux académies de formation — l’une pour la police, l’autre pour la garde nationale — sont également prévues.
Le ministère mise aussi sur la modernisation du système de la police technique et scientifique, un axe stratégique dans le renforcement des capacités d’enquête et de prévention.
Une répartition ciblée par programmes
Les crédits sont ventilés selon les grands programmes suivants :
- Sécurité nationale : 2459,3 MD
- Garde nationale : 1664,5 MD
- Protection civile : 373,7 MD
- Affaires locales : 1132,1 MD
- Supervision et appui : 610,3 MD
Cette structuration traduit la volonté du ministère de renforcer la coordination entre les différents corps de sécurité et de consolider la proximité avec les collectivités locales.
Recrutement et renforcement des effectifs
Dans le cadre de ce budget, 2900 recrutements sont prévus en 2026 :
- 1000 agents pour la sécurité nationale
- 1500 agents pour la garde nationale
- 400 agents pour la protection civile
Ces nouvelles intégrations visent à compenser les départs à la retraite et à renforcer la présence sur le terrain, notamment dans les zones frontalières et rurales.
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