Les réserves en devises de la Tunisie poursuivent leur progression pour atteindre 25,1 milliards de dinars au 26 mars 2026, soit 106 jours d’importation, selon la Banque centrale de Tunisie. Un an plus tôt, elles s’établissaient à 22,9 milliards de dinars, correspondant à 100 jours d’importation. Cette amélioration reflète une consolidation relative des équilibres extérieurs.
Une amélioration portée par les recettes extérieures
La consolidation des réserves en devises s’explique principalement par la hausse des ressources en devises. Les recettes du travail, notamment les transferts des Tunisiens à l’étranger, ont progressé de 6% pour atteindre 1,9 milliard de dinars.
Parallèlement, les revenus touristiques confirment leur reprise avec une augmentation de 4,7%, s’établissant à 1,3 milliard de dinars au 20 mars 2026, en comparaison avec la même période en 2025. Cette double dynamique contribue à renforcer les équilibres extérieurs du pays.
Dynamisme du marché monétaire
Les indicateurs publiés mettent également en lumière une forte activité sur le marché interbancaire. Le volume des transactions a enregistré une hausse significative de 33%, passant de 2,8 milliards de dinars au 25 mars 2025 à 3,8 milliards de dinars actuellement.
Cette évolution traduit une amélioration de la liquidité bancaire et une intensification des échanges entre établissements financiers.
En revanche, le volume global de refinancement a connu une baisse notable de 19,5%, pour s’établir à environ 10,9 milliards de dinars. Cette diminution peut refléter une moindre dépendance des banques au financement de la banque centrale, dans un contexte de liquidité plus favorable.
Un signal positif pour les équilibres extérieurs
La progression des réserves en devises et l’allongement de la couverture des importations constituent un indicateur clé de la résilience financière du pays.
Si ces résultats traduisent une amélioration relative, ils restent néanmoins dépendants de la consolidation durable des recettes en devises, notamment dans les secteurs du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.