Quatorze Tunisiens sont arrivés, ce mercredi après-midi, à l’aéroport de Tunis-Carthage en provenance de la capitale jordanienne Amman, après avoir quitté le Liban, où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces derniers jours dans un contexte de tensions militaires régionales, selon l’agence TAP.
Les ressortissants ont été accueillis par le directeur général de l’Office des Tunisiens à l’étranger, Helmi Tlili, ainsi que par des représentants du ministère des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, en présence notamment du Croissant-Rouge tunisien.
Une opération coordonnée dans un contexte de crise
Selon Helmi Tlili, cette opération de rapatriement a été assurée grâce à une coordination entre plusieurs parties, dont l’Office des Tunisiens à l’étranger, le ministère des Affaires étrangères et les missions diplomatiques tunisiennes à l’étranger.
Il a précisé que les frais de retour ont été entièrement pris en charge par l’Office, qui s’est chargé de l’acquisition des billets d’avion pour les ressortissants concernés, soulignant que les autorités répondent à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer.
Cette arrivée constitue la troisième opération de rapatriement organisée ces derniers jours, incluant des Tunisiens évacués depuis le Liban et l’Iran, d’après la même source.
Rester ou partir : cinq Tunisiens font le choix de ne pas rentrer
Initialement, 19 Tunisiens devaient regagner le pays lors de cette rotation, mais cinq d’entre eux ont finalement renoncé à leur retour.
« Nous répondons à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer, et nos représentations diplomatiques restent mobilisées », a indiqué Helmi Tlili, toujours selon TAP.
Cette opération s’inscrit dans une série de rapatriements organisés ces derniers jours. Dimanche dernier déjà, un premier vol en provenance de la Jordanie avait permis le retour de 14 Tunisiens, dans un contexte régional marqué par la montée des tensions.
Des zones touchées par les violences
Un étudiant tunisien, prénommé Moamen, a expliqué que les rapatriés avaient quitté Beyrouth via un premier vol avant de transiter par Amman. Il a évoqué d’importants dégâts dans plusieurs zones de la capitale libanaise où réside une partie de la communauté tunisienne.
Selon les autorités, plus de 230 Tunisiens vivent actuellement au Liban, principalement dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans les villes de Tyr et Saïda.
Dès le début des événements, la mission diplomatique tunisienne à Beyrouth avait appelé les membres de la communauté à faire preuve de vigilance et à respecter les consignes des autorités locales, tout en mettant en place des dispositifs d’assistance et des contacts d’urgence.
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