En pleine guerre régionale, un message court, sans explication, mais suffisamment ambigu pour susciter l’attention. Sur la plateforme X, l’universitaire israélien Edy Cohen a publié en arabe « Après l’Arabie saoudite et le Qatar, ce sera le tour de la Tunisie et de l’Algérie ».
En quelques mots, le commentateur très controversé suggère que Tunis et Alger seraient les prochains concernés par une dynamique déjà enclenchée ailleurs dans la région. Mais laquelle ? Le tweet ne fournit aucun élément de contexte, ni référence à un événement précis, mais on peut comprendre qu’il s’agit du processus de normalisation.
Aucune annonce officielle
À ce stade, aucune déclaration officielle tunisienne ou algérienne ne vient étayer une quelconque évolution diplomatique majeure. La position de la Tunisie sur la question palestinienne demeure constante dans les communications officielles : soutien historique aux droits du peuple palestinien et attachement à la légalité internationale.
بعد السعودية وقطر جاية دور تونس والجزائر
— إيدي كوهين אדי כהן 🇮🇱 (@EdyCohen) March 1, 2026
Le message d’Edy Cohen ne s’appuie sur aucun fait vérifiable rendu public. Il ne mentionne ni négociations, ni initiatives diplomatiques, ni déclarations politiques susceptibles d’en préciser la portée.
Un profil médiatique controversé
Né au Liban et installé en Israël, Edy Cohen est un universitaire et analyste spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient. Très actif dans l’espace numérique arabophone, il commente régulièrement les relations israélo-arabes et les évolutions géopolitiques régionales.
S’il ne représente aucune institution officielle, ses publications sont souvent perçues comme alignées sur une lecture favorable aux intérêts israéliens. Son ton, fréquemment direct et provocateur, lui assure une visibilité importante, mais alimente également la controverse.
Des prises de position répétées sur le Maghreb
Ce n’est pas la première fois qu’Edy Cohen évoque les pays du Maghreb. Par le passé, il a laissé entendre que d’autres capitales arabes pourraient, à terme, suivre la voie de la normalisation engagée par certains États. Ces déclarations, souvent formulées sans éléments concrets, ont régulièrement suscité des réactions critiques.
Dans le cas présent, le tweet semble davantage relever d’une projection ou d’une anticipation personnelle que d’une information fondée sur des faits établis.
Provocation numérique ou signal politique ?
En l’absence de données tangibles, le message apparaît surtout comme une prise de position individuelle destinée à provoquer le débat dans l’opinion publique maghrébine. Aucun élément ne permet, à ce stade, de conclure à un changement d’orientation diplomatique de la Tunisie ou de l’Algérie.