Grâce aux récentes pluies, les réserves hydriques des barrages tunisiens connaissent une amélioration notable, avec un taux de remplissage qui frôle les 45% et des volumes qui approchent le milliard de mètres cubes.
Les récentes pluies enregistrées dans plusieurs régions du pays ont considérablement amélioré les réserves hydriques. Selon l’expert en développement et gestion des ressources, Houssein Rhili, le taux de remplissage des barrages a fortement progressé ces deux dernières semaines. La Tunisie s’approche ainsi du seuil symbolique du milliard de mètres cubes d’eau stockée, une situation qui ne s’était plus produite depuis 2020.
Une pluviométrie importante mais une répartition géographique nouvelle
Les dernières précipitations ont concerné près de dix gouvernorats côtiers et intérieurs. Toutefois, Rhili a souligné, aujourd’hui, dans une intervention sur les ondes de Mosaique fm, que la capacité de stockage demeure limitée dans plusieurs villes, à l’exception de quelques barrages à Nabeul, d’un ouvrage à Ben Arous et de deux autres à Zaghouan, ainsi que de certaines retenues collinaires désormais remplies après des années de sécheresse. Ces réserves contribueront notamment à la recharge des nappes phréatiques et à la revitalisation du couvert végétal.
L’expert met en avant un changement notable dans la carte pluviométrique depuis 2018 : les pluies touchent désormais des zones intérieures et peu habituées à ce volume de précipitations, alors que près de 70% des barrages tunisiens sont situés à l’extrême nord et au nord-ouest, ce qui influe directement sur leur taux de remplissage.
Rhili évoque des quantités de pluie particulièrement importantes, supérieures à celles des deux dernières années, notamment après la tempête « Harry » et la dépression qui a concerné le nord et le nord-ouest. Au cours des deux derniers jours, les cumuls ont atteint 143 mm à Béni Mtir, 99 mm dans certaines zones de Siliana et 60 mm à Béja, entraînant des apports conséquents dans les oueds.
Un taux de remplissage entre 44 et 45%
Le taux de remplissage des barrages oscille désormais entre 44 et 45%, en nette progression par rapport à l’an dernier. Cette amélioration correspond à une hausse de 12 points du volume des précipitations, soit l’équivalent d’environ 300 millions de mètres cubes d’eau supplémentaires.
Si les pluies se poursuivent en février et mars, le taux de remplissage pourrait dépasser les 50%, ce qui atténuerait significativement la pression hydrique à l’approche de la prochaine saison agricole.
Lire aussi :