La justice tunisienne a rendu, hier, un verdict dans une affaire de corruption financière touchant l’entourage du pouvoir précédent.
La chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour de première instance de Tunis a condamné à six ans de prison ferme et à une amende d’environ 4 millions de dinars le styliste personnel de Leïla Trabelsi, épouse de l’ancien président, rapporte Mosaïque FM.
L’accusé avait bénéficié de prêts et de facilités bancaires
L’accusé avait bénéficié de prêts et de facilités bancaires accordés par favoritisme et sans garanties, dans le but de créer une série de boutiques commerciales dans la capitale. Ces manœuvres ont entraîné une perte financière importante pour l’État.
Dans une affaire similaire qui remonte à 2024 la chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, hier jeudi, la styliste de l’épouse de l’ancien président Leïla Trabelsi Ben Ali à quatre ans de prison, assortis d’une amende de 500 mille dinars.
Les accusations portées contre cette autre styliste portent notamment sur l’exploitation de la qualité d’un agent public afin d’obtenir des avantages indus pour elle-même ou pour autrui, au détriment de l’administration, ainsi que sur la violation des réglementations en vigueur.
De meme en janvier dernier, le fils d’une styliste de Leila Ben Ali avait été cité dans une affaire de justice qui est toujours en cours.
Le jugement illustre la détermination des autorités judiciaires à sanctionner les pratiques de favoritisme et la mauvaise gestion des fonds publics, particulièrement lorsqu’elles impliquent des proches de l’ancien régime, mais plusieurs autres affaires judiciaires accusent un retard énorme.
Des affaires de corruption et de favoritisme
Cette condamnation s’inscrit dans un contexte plus large : plusieurs membres et proches de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali continuent, quinze ans après la révolution, d’être poursuivis pour des affaires de corruption et de favoritisme,
Des enquêtes et des procès sont en cours, tant en Tunisie qu’à l’étranger, portant sur des détournements de fonds publics, des prêts accordés sans garanties et l’acquisition de biens de luxe. Les autorités judiciaires affirment vouloir faire la lumière sur ces pratiques et récupérer autant que possible les sommes perdues pour l’État.
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