La transition énergétique franchit une nouvelle étape dans le sud du pays. Une séance de travail s’est tenue ce mardi 13 janvier 2026 au siège du gouvernorat de Gafsa, consacrée à l’examen de l’étude préliminaire des impacts environnementaux et sociaux d’un projet d’envergure de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne.
Le projet prévoit la production de 300 mégawatts d’électricité grâce à l’installation de turbines éoliennes dans l’imada d’El Anog, relevant de la délégation de Gtar, sur une superficie estimée à 1 756 hectares. Il est porté par le ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, en partenariat avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), dans le cadre de l’orientation nationale visant à renforcer la part des énergies renouvelables.
Lors de la réunion, les différentes composantes techniques du projet ont été présentées, ainsi que ses retombées potentielles sur l’environnement et le tissu social local. Les participants ont insisté sur l’impératif du respect strict des normes environnementales en vigueur, tout en soulignant l’importance d’une implication effective des acteurs locaux à toutes les phases du projet, depuis la conception jusqu’à la réalisation.
Réduire les émissions de carbone
Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire les émissions de carbone et à contenir le déficit énergétique national, avec pour objectif de ramener ce dernier à moins de 40 % à l’horizon 2030. Il marque surtout une avancée symbolique et structurelle, puisqu’il s’agit du premier projet de production d’électricité éolienne dans le sud tunisien.
Les autorités ont par ailleurs rappelé qu’un second projet similaire est à l’étude dans le gouvernorat de Kébili, confirmant la volonté de l’État de diversifier les sources d’énergie et de mieux exploiter le potentiel naturel des régions intérieures, longtemps marginalisées dans les grands choix énergétiques du pays.
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