Le journaliste et militant de la liberté de la presse Kamel Laabidi est décédé ce samedi aux États-Unis. Ancien responsable de la Haute instance chargée de la réforme de l’information et de la communication, il laisse l’image d’un acteur central des grandes mutations du paysage médiatique tunisien après 2011.
Le journaliste Kamel Laabidi s’est éteint ce samedi matin aux États-Unis, selon une source familiale. Les modalités de son rapatriement et de ses funérailles seront précisées ultérieurement. L’inhumation devrait avoir lieu dans sa ville natale de Bouhjar, dans le gouvernorat de Monastir, une fois la dépouille arrivée en Tunisie.
Un acteur clé de la réforme des médias après 2011
Le défunt a exercé pendant de longues années au sein de l’Agence Tunis Afrique Presse, tout en collaborant comme correspondant avec plusieurs médias étrangers. Diplômé de l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI), il s’est distingué par son engagement constant en faveur d’un journalisme professionnel et indépendant.
Après la révolution, Kamel Laabidi s’est imposé comme l’une des figures centrales du chantier de réforme du paysage médiatique. Il a notamment pris la tête de l’Instance nationale indépendante pour la réforme de l’information et de la communication, créée pour poser les bases d’un nouveau cadre régissant la presse et les médias en Tunisie.
Depuis cette position, il a conduit de larges concertations autour du vide juridique qui entourait alors le secteur, plaidant pour l’adoption de lois garantissant à la fois la liberté d’informer et la protection des journalistes.
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