Un collectif de soutiens aux personnes arrêtées dans l’affaire liée à la flottille Soumoud a annoncé, dans un communiqué publié le 11 mars 2026 à Tunis, la création d’une « commission nationale pour la défense des militants de la flottille Soumoud et du droit palestinien ».
Cette initiative intervient après l’interpellation de plusieurs personnes impliquées dans la préparation de l’initiative maritime Soumoud 2, présentée par ses organisateurs comme une action de solidarité avec la population de Gaza.
Une enquête sur des flux financiers
Les arrestations ont été effectuées dans le cadre d’une enquête ouverte sur ordre du Pôle judiciaire économique et financier, portant notamment sur des flux financiers jugés suspects.
Selon les informations communiquées par la défense, la période de détention de plusieurs personnes arrêtées samedi dernier a été prolongée de cinq jours, afin de permettre la poursuite des investigations.
L’enquête vise notamment à examiner l’origine des fonds collectés et les circuits de financement liés aux activités du collectif.
Les soutiens dénoncent une décision « politique »
Dans leur communiqué, les soutiens des personnes arrêtées estiment que ces interpellations constituent une « mesure de représailles à caractère politique » visant des militants engagés dans des actions de solidarité avec Gaza.
Ils considèrent également que les soupçons financiers évoqués dans l’enquête seraient utilisés pour cibler des activistes connus pour leur engagement en faveur de la cause palestinienne.
Création d’une commission nationale de soutien
Face à cette situation, les signataires du communiqué annoncent la mise en place d’une commission nationale ouverte aux organisations, associations, syndicats, partis politiques et personnalités publiques.
Selon le texte, cette structure aura pour mission de coordonner les initiatives de soutien aux personnes arrêtées, d’œuvrer pour leur libération et de soutenir les actions de solidarité avec la cause palestinienne.
Le communiqué évoque également l’organisation prochaine d’une marche de soutien aux personnes arrêtées, dont la date et le lieu seront communiqués ultérieurement.
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