La situation entre le Pakistan et l’Afghanistan atteint un nouveau seuil de gravité. Après des frappes aériennes et terrestres meurtrières, le gouvernement pakistanais a déclaré une « guerre ouverte » à son voisin, accusé de tolérer des groupes armés hostiles à Islamabad. La communauté internationale appelle à la retenue.
Des frappes et contre‑attaques meurtrières
Selon le ministère pakistanais de la Défense, l’armée a mené des frappes ciblées en Afghanistan, notamment dans les régions de Kaboul, Kandahar et Paktia, visant des positions présumées de talibans ou de groupes armés liés à l’insécurité transfrontalière.
Les autorités afghanes rapportent également des attaques contre des postes militaires pakistanais, entraînant des pertes des deux côtés. Les chiffres restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Mohammad Asif, a déclaré : « Notre patience a atteint ses limites. Nous sommes en guerre ouverte. »
Tensions persistantes et escalade
Cette flambée de violence intervient après des affrontements frontaliers répétés ces derniers mois et des accusations mutuelles de soutien à des groupes armés. L’escalade actuelle est considérée comme la plus sérieuse depuis des années.
Analystes et observateurs soulignent que la frontière pakistano‑afghane, longue de plus de 2 600 km, reste extrêmement poreuse et difficile à sécuriser, facilitant les déplacements de combattants et la circulation d’armes.
Risques régionaux
La situation suscite une inquiétude internationale, avec des appels à la retenue de la part de l’ONU, de la Chine, de l’Iran et d’autres acteurs régionaux. La crainte principale est que cette escalade dégénère en conflit prolongé, avec des répercussions humanitaires et sécuritaires sur toute la région.
Les experts préviennent que si la tension continue à monter, elle pourrait déstabiliser davantage l’Asie centrale et du Sud, et compliquer les efforts de lutte contre le terrorisme dans les zones frontalières.