La guerre qui secoue le Golfe persique a franchi un nouveau seuil ce mercredi, avec des attaques simultanées visant plusieurs pays de la région, tandis que les États-Unis laissent entrevoir une possible désescalade rapide.
Selon le ministère de la Défense du Qatar, un pétrolier a été touché par des missiles lancés depuis l’Iran dans ses eaux territoriales. L’impact a provoqué un incendie à bord, sans faire de victimes parmi l’équipage.
Dans le même temps, le Koweït a annoncé qu’une attaque iranienne avait déclenché un « incendie majeur » dans les réservoirs de carburant de son aéroport international, confirmant une extension directe des hostilités aux infrastructures civiles critiques.
Washington évoque une issue rapide, sans accord
Depuis Washington, le président américain Donald Trump a adopté un ton paradoxalement optimiste. Il a affirmé que l’Iran « n’a pas besoin de conclure un accord » pour que les États-Unis mettent fin au conflit, évoquant un possible arrêt des opérations « dans deux à trois semaines ».
Cette déclaration marque un infléchissement notable du discours américain, jusque-là conditionné à des exigences strictes vis-à-vis de Téhéran, notamment sur le nucléaire et la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz.
Téhéran ferme la porte aux négociations
Du côté iranien, le ton reste ferme. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré à Al Jazeera ne plus avoir « aucune confiance » dans les discussions avec les États-Unis.
Il reconnaît avoir reçu des messages de Washington, mais insiste : « il ne s’agit pas de négociations ». Une position qui confirme l’impasse diplomatique actuelle, malgré les signaux contradictoires envoyés par la Maison Blanche.
Ces développements interviennent alors que les attaques se multiplient dans toute la région : Bahreïn, le Koweït et désormais les eaux qataries sont directement touchés. Le conflit, initialement centré sur l’Iran et ses adversaires, prend désormais une dimension régionale élargie, avec des conséquences immédiates sur les marchés énergétiques.
Selon des informations relayées par Reuters, la hausse des prix du pétrole se poursuit, alimentée par les craintes d’une perturbation durable du trafic dans le détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial.
Un conflit à plus de 3 000 morts qui fait flamber le pétrole
Depuis le 28 février, date des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le conflit a déjà fait plus de 3 000 morts. En riposte, Téhéran a fortement ralenti le trafic maritime dans le détroit d’détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial.
Résultat : le Brent dépasse désormais les 104 dollars le baril, en hausse de plus de 40 % depuis le début de la guerre. Une flambée qui commence déjà à se répercuter sur les prix à la pompe et à peser sur les marchés financiers à l’échelle mondiale.
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