Au fond d’une impasse de la médina de Sfax, Akram Trigui est plongé dans sa tâche. Entouré de tamis, de cuir et d’outils, il met la dernière main à la confection d’un tambour.
Chaque geste précis est le fruit d’un héritage séculaire le gage d’un savoir-faire dans la permanence. Fignolant la finition, éliminant les scories, Akram sacrifie aux rites ancestraux du travail bien fait et du respect des canons de l’art.
Dans quelques jours, de nouveaux tambours, les couleurs vives, jailliront de ses mains puis probablement, prendront le large, la route des îles Kerkennah, là où les attendent les musiciens de la tradition populaire et la liesse des fêtes familiales.
Lire aussi :