La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé de lourdes peines allant de 20 à 30 ans de réclusion contre quatre membres d’un réseau international de trafic de comprimés stupéfiants, impliquant notamment un ancien agent public condamné à 30 ans de prison.
Cette affaire, considérée comme l’une des plus importantes saisies récentes d’ecstasy en Tunisie, met en lumière les nouvelles méthodes de contrebande transfrontalière visant le marché local.
Les accusés ont été reconnus coupables d’avoir participé à une organisation structurée spécialisée dans l’introduction de drogues de synthèse depuis l’étranger.
Une saisie majeure au port de La Goulette
L’affaire remonte à une opération de contrôle menée par les agents de la douane au port de La Goulette, où une voiture en provenance d’un pays européen a attiré l’attention des équipes en poste.
Soumis à un contrôle approfondi au scanner, le véhicule a révélé la présence d’éléments suspects dissimulés dans les cavités des portières. Après démontage, les agents ont découvert près de 6000 comprimés d’ecstasy, soigneusement répartis dans des sachets destinés, selon l’enquête, à être écoulés sur le marché tunisien.
Cette cargaison représente l’une des plus importantes quantités interceptées récemment dans ce type de dossier.
Un réseau structuré et des accusations lourdes
Les investigations ont ensuite mis au jour un mode opératoire professionnel, laissant apparaître l’existence d’un circuit international organisé pour l’acheminement de drogues de synthèse à travers les frontières.
Les quatre prévenus ont été poursuivis pour constitution et participation à une organisation criminelle internationale spécialisée dans le trafic de stupéfiants, ainsi que pour détention, transport, possession et mise en circulation d’une substance classée au tableau B.