La Tunisie et l’Italie lancent un programme de 36 mois pour restaurer Kerkouane, Néapolis et Pupput, alliant préservation du patrimoine, formation locale et promotion touristique nationale et internationale.
Bien que le budget spécifique de ce projet de restauration, prévu sur trois ans, n’ait pas été communiqué, la Tunisie et l’Italie ont signé jeudi à Tunis un accord stratégique visant à restaurer et valoriser trois sites archéologiques majeurs du Cap Bon, avec un objectif économique et touristique clairement affiché.
Le projet, piloté par l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Institut central italien de restauration, concerne Kerkouane, Néapolis et Pupput. Il prévoit 36 mois de travaux, de conservation et d’actions de promotion destinées à renforcer l’attractivité culturelle et touristique de la région.
Aperçu des sites archéologiques
Ces trois sites constituent un patrimoine unique, à la fois historique et touristique, offrant un potentiel considérable pour le développement culturel et l’attractivité du Cap Bon.
Kerkouane est une cité punique parfaitement conservée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, célèbre pour son urbanisme exceptionnel et ses mosaïques originales.
Néapolis est une ancienne ville romaine située près de Nabeul, connue pour ses vestiges urbains et ses thermes antiques, témoignant de l’architecture et de la vie quotidienne, romaines.
Pupput est un site romain important sur la côte, offrant des vestiges de villas, de ports et de mosaïques, illustrant le rôle stratégique de la région dans le commerce méditerranéen antique.
Développement local et formation professionnelle
Au-delà de la conservation, le programme intègre des volets de formation et de transfert de compétences : restauration du patrimoine, planification des interventions sur les monuments historiques, formation de guides touristiques et ateliers sur les métiers traditionnels, notamment la poterie. Cette dimension vise à créer des emplois locaux et à renforcer l’expertise tunisienne, tout en favorisant le tourisme culturel durable.
Le projet prévoit des actions de promotion au niveau national et international, afin d’attirer des visiteurs et de positionner le Cap Bon comme une destination touristique et culturelle majeure. La supervision scientifique conjointe tuniso-italienne assure un haut niveau de qualité des interventions et un rayonnement accru de l’expertise locale.
La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a salué cette initiative comme un levier de développement économique et culturel, susceptible de s’étendre à d’autres secteurs comme la musique, le cinéma et les arts plastiques. De son côté, le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, a souligné que la valorisation du patrimoine est un moteur de coopération scientifique et touristique entre les deux pays.
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