La justice tunisienne a rendu, vendredi 10 avril 2026, un verdict lourd de conséquences contre Lotfi Mraihi. La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné le secrétaire général de l’UPR à six ans de prison ferme dans une affaire mêlant transactions frauduleuses, transferts illicites de fonds à l’étranger et blanchiment d’argent. Cette nouvelle peine alourdit un passif judiciaire déjà conséquent pour l’ancien candidat à la présidentielle.
Selon les éléments retenus par la juridiction, le dossier porte sur des infractions bancaires et financières, notamment des opérations entre résident et non-résident ainsi que des transferts effectués hors des circuits officiels.
La sévérité du jugement confirme l’importance des charges qui pèsent sur le dirigeant de l’Union populaire républicaine, déjà visé par la justice.
Un feuilleton judiciaire qui s’alourdit
Cette condamnation intervient après une précédente décision de la cour d’appel de Tunis, qui avait déjà infligé à Lotfi Mraihi six mois de prison ferme pour diffusion de fausses informations via les systèmes de communication.
Incarcéré depuis juillet 2024 dans plusieurs dossiers, Lotfi Mraihi avait déjà été condamné pour achat de voix, blanchiment d’argent et infractions électorales, avec une peine d’inéligibilité à vie prononcée dans une affaire distincte.