À la rue Boukhris, la zaouia de Sidi Amor Fayache se souvient encore du saint personnage, décédé il y a plus d’une cinquantaine d’années.
L’ancien mausolée préserve la mémoire de Sidi Amor dans ce qui fut sa demeure familiale, un lieu sur lequel veille désormais Chalbia.
Depuis l’âge de onze ans, elle a vécu ici et connaît toute la généalogie de la famille Fayache, nommant chacun et se souvenant de faits et gestes qui remontent à des décennies.
Les yeux de Chalbia s’illuminent quand elle se souvient des riches heures de la zaouia lorsqu’elle débordait de visiteurs et de ferveur.
De retour d’un pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam, elle retrouve son territoire, entre le patio et la chambre où vivait Sidi Amor. C’est là que Chalbia continue à accueillir ceux qu’attire l’aura de sainteté qui baigne les lieux.
Racontant des anecdotes, bénissant son auditoire et faisant revivre une époque révolue, Chalbia joue le rôle d’émissaire, d’historienne et, ayant l’œil sur tout, elle est aussi la gardienne de la tradition de Sidi Amor Fayache.
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