La chambre criminelle relevant du Tribunal de première instance de Tunis a décidé, vendredi 6 février 2026, de rejeter la demande de mise en liberté déposée par la défense de Lotfi Mraïhi, secrétaire général du parti Union populaire républicaine (UPR). La juridiction a également ordonné le report de l’examen de l’affaire au 13 mars prochain, selon des informations rapportées par Mosaique FM.
Le report de l’audience intervient à la suite d’une requête formulée par le ministère public, qui a sollicité un délai supplémentaire afin de convoquer une coaccusée poursuivie en état de liberté. La chambre a fait droit à cette demande, estimant que la poursuite des procédures nécessitait la comparution de l’ensemble des parties concernées.
Des poursuites à caractère bancaire et financier
Le dossier judiciaire concerne plusieurs chefs d’accusation à dominante financière. Les faits reprochés à Lotfi Mraïhi et aux autres mis en cause portent notamment sur des infractions bancaires, des opérations impliquant des personnes résidentes et non résidentes, ainsi que sur des soupçons de blanchiment d’argent.
Ces poursuites s’inscrivent dans le cadre d’enquêtes portant sur des transactions financières jugées irrégulières par les autorités judiciaires, ainsi que sur des mouvements de fonds dont l’origine et la destination font l’objet d’investigations approfondies.
Sur le plan judiciaire, Lotfi Mraïhi avait déjà été condamné en appel par la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Tunis à une peine de six mois de prison ferme. Cette condamnation faisait suite à des poursuites pour l’utilisation de systèmes d’information et de communication en vue de diffuser et de promouvoir de fausses informations.
La procédure en cours devant la chambre criminelle se poursuit donc dans un contexte judiciaire déjà chargé pour le dirigeant politique, dont la situation reste suspendue à la prochaine audience prévue au mois de mars.
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