Suite à l’émission d’un mandat de dépôt contre le député Ahmed Saïdani pour des publications sur Facebook, le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple a publié un communiqué de clarification. L’institution rappelle que seules les déclarations officielles publiées sur ses canaux institutionnels reflètent sa position, et que toute publication en dehors de ces canaux n’engage pas le Parlement.
Dans un communiqué publié aujourd’hui à Tunis, l’Assemblée des représentants du peuple est revenue sur la polémique liée à l’arrestation et au mandat de dépôt prononcé contre le député Ahmed Saïdani, poursuivi pour des publications diffusées sur le réseau social Facebook, en rapport avec des propos jugés attentatoires à la personne du président de la République.
Une mise au point institutionnelle dans un contexte sensible
Le Parlement tunisien a tenu à clarifier sa position officielle dans cette affaire, rappelant que :
« toutes les décisions, résolutions et prises de position publiques émanent exclusivement des déclarations et communiqués de presse publiés par ses canaux officiels. Tout contenu diffusé en dehors de ces canaux, notamment par les médias ou sur les plateformes de réseaux sociaux, ne représente que des opinions personnelles et ne reflète pas la position officielle de l’institution ».
Le communiqué souligne que ces publications personnelles ne sauraient engager ni impliquer l’Assemblée des représentants du peuple dans leurs contenus ou interprétations.
Des opinions personnelles qui n’engagent pas l’institution
Cette mise au point intervient dans un contexte où l’affaire Saïdani a suscité de nombreux commentaires et réactions politiques, amplifiés sur les réseaux sociaux, alimentant le débat sur l’immunité parlementaire et la liberté d’expression en ligne pour les élus.
Le Parlement souhaite ainsi rappeler à l’opinion publique l’importance de se fier aux informations diffusées par ses canaux institutionnels officiels, afin de garantir l’exactitude et l’authenticité des positions émanant de l’institution elle-même.
L’Assemblée réaffirme que toute autre prise de parole ou interprétation externe doit être considérée comme strictement personnelle et non représentative de l’organe législatif.
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