La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé mardi 3 février 2026 de reporter au 24 mars l’examen de l’affaire relative à la falsification de passeports tunisiens et leur délivrance à des étrangers impliqués dans des dossiers terroristes. Ce report fait suite à la demande du ministère public, qui a requis la convocation de l’ancien Chef du gouvernement Hamadi Jebali.
L’affaire implique plusieurs personnalités politiques et anciennes figures de l’administration sécuritaire. Parmi elles, Hamadi Jebali, ancien Chef du gouvernement, qui sera entendu par la justice lors de la prochaine audience mais aussi Noureddine Bhiri, dirigeant d’Ennahdha et ancien ministre de la Justice ; Fethi Beldi, ancien cadre sécuritaire ; ainsi que plusieurs autres accusés en liberté ou en fuite, dont certains étrangers. Ils font tous l’objet de poursuites dans le cadre de cette affaire.
Des accusations graves
Les prévenus sont soupçonnés d’avoir fabriqué de faux passeports tunisiens et d’avoir délivré des documents d’identité à des étrangers recherchés pour des affaires terroristes. Cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large sur des réseaux internationaux ayant bénéficié de facilités administratives illégales pour circuler ou résider en Tunisie.
Préalablement, la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel avait renvoyé certains accusés en détention, dont Noureddine Bhiri et un autre cadre de sécurité, tandis que d’autres, comme Hamadi Jebali, avaient été placés en liberté sous contrôle judiciaire. Plusieurs accusés restent en fuite, dont Mouadh Ghannouchi et certains étrangers, et sont poursuivis par contumace.
Le report au 24 mars permettra à la justice de compléter les convocations et de préparer l’audition des principaux concernés.
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