Trois atouts sont actuellement déployés au service de la consolidation des échanges entre la Tunisie et le Royaume-Uni. C’est ce qui ressort d’une conversation informelle ayant réuni Roddy Drumond, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie, et un groupe de journalistes tunisiens.
Ces trois atouts sont en lien avec les échanges commerciaux, la culture et la mobilité. Ils s’ajoutent à l’embellie que connaît à l’heure actuelle le tourisme britannique en Tunisie avec 500.000 voyageurs attendus en 2026.
Avec une balance des paiements excédentaire de 750.000 livres en faveur de la Tunisie, les relations commerciales entre les deux pays sont en progression constante. La présence de nombreuses compagnies britanniques en Tunisie souligne une belle dynamique des investissements. Un potentiel croissant est en pleine évolution dans le domaine de l’agribusiness avec notamment un accord commercial pour l’importation au Royaume-Uni de l’huile d’olive tunisienne et d’autres produits agricoles.
De Tataouine au Kef
Ce socle est enrichi par un travail remarquable dans le domaine du soutien aux entreprises. De Tataouine au Kef, dans neuf régions tunisiennes, plusieurs petites entreprises bénéficient d’un appui britannique destiné à améliorer leur compétitivité et leur accès aux marchés étrangers.
Cette stratégie permet d’accompagner aussi bien des jeunes que des femmes ou des start-up innovantes. Le fait de la dissémination de cette initiative permet également de la diffuser dans plusieurs régions du pays.
Le deuxième atout remarquable est représenté par les conditions de la mobilité entre les deux pays. Le nombre de visas accordés fait de la Tunisie le premier bénéficiaire dans toute la région. 80% des demandes de visas obtiennent une suite favorable alors que ce pourcentage atteint les 95% lorsqu’il s’agit de visas étudiants. En outre, les refus essuyés sont fréquemment le fait de formulaires mal renseignés.
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Le troisième atout est l’une des assises de la coopération culturelle et consiste en l’enseignement de la langue anglaise, sésame essentiel pour aborder le Royaume-Uni. En ce sens, les cours de langue offerts par le British Council continuent à se développer alors que l’appui à l’enseignement de l’anglais prend diverses formes. Récemment, un programme avec les inspecteurs de l’enseignement a vu le jour et devrait connaître une nouvelle phase. Plus largement, la présence de la langue anglaise bénéficie de nombreux mécanismes dont le Centre de langue du British Council est le fleuron incontournable depuis plus de soixante ans.
Enfin, les échanges artistiques sont également en progrès. D’une part, l’ambassade britannique en Tunisie apporte son appui pour la présence des artistes tunisiens au Royaume-Uni. D’autre part, des initiatives nouvelles devraient se concrétiser au mois de mai avec des événements musicaux et artistiques prometteurs.
Alors qu’il importe de mettre en exergue quelques uns des atouts actuels de la coopération bilatérale, il est aisé de constater que les dynamiques sont aujourd’hui diffuses.
Un important événement dans le domaine de l’agro-alimentaire
Ainsi, dans les prochaines semaines, un important événement dans le domaine de l’agro-alimentaire aura lieu en Angleterre sous les auspices de l’ambassade de Tunisie à Londres. De même, un nouveau film de Dhafer Labidine – une production tuniso-britannique – participera fin mars au prestigieux Manchester Film Festival.
Dans le même esprit, une nouvelle desserte touristique vient d’être activée : elle reliera à partir de Newcastle les aéroports tunisiens. Les chiffres sont de fait éloquents puisqu’en 2026, onze aéroports britanniques devraient permettre d’acheminer en Tunisie plus de 500.000 voyageurs. Un must qui à lui seul en dit long sur la bonne santé des relations entre la Tunisie et le Royaume-Uni.