Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu ce lundi 8 juin 2026 au siège du ministère le commandant des forces navales américaines pour l’Europe et l’Afrique, l’amiral George M. Wikoff, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie et du chef d’état-major de la Marine nationale.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat militaire entre Tunis et Washington, un partenariat qualifié de « stratégique et ancien » par la partie tunisienne, et structuré notamment par la feuille de route de coopération militaire 2020-2030.
Continuité des échanges de haut niveau
Selon le communiqué du ministère de la Défense, le ministre a salué la continuité des échanges de haut niveau entre les deux pays ainsi que l’évolution qualitative de la coopération, qui ne se limite plus au soutien logistique et technique, mais englobe également la formation, l’entraînement et les exercices conjoints. Il a également exprimé l’intérêt de la Tunisie pour le développement des capacités de sa composante navale et des forces spéciales maritimes.
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Dans cette perspective, Tunis ambitionne de renforcer ses infrastructures de formation à travers la création d’un centre d’excellence dédié aux unités d’intervention maritime, appelé à jouer un rôle régional en matière de formation et d’accueil d’exercices multinationaux, à l’image de l’exercice naval « Phoenix Express ».
Engagement de Washington à poursuivre son soutien
De son côté, le responsable militaire américain a salué le niveau de coopération atteint avec la marine tunisienne, mettant en avant les compétences des cadres tunisiens et leur expérience dans l’organisation d’exercices conjoints. Il a réaffirmé l’engagement de Washington à poursuivre le soutien au développement des capacités opérationnelles des forces navales tunisiennes.
Du point de vue éditorial, les éléments communiqués s’inscrivent dans une dynamique de coopération bilatérale stable et déjà structurée, sans annonce de nouvel accord majeur, mais avec une consolidation des axes existants, notamment la formation et l’interopérabilité maritime.