Kerkennah, cette île désormais quasi-inaccessible !

Loud Kerkennah
Loud Kerkennah

L’accès à l’île de Kerkennah est désormais un luxe que tout le monde ne peut plus s’offrir. Et pour cause : l’île est devenu le point de départ favori des voyages de migration clandestine.

Depuis un mois environ, l’île de Kerkennah ne cesse d’attirer les « harraga » (NDLR : les migrants clandestins). Un phénomène qui donne de plus en plus le tournis aux autorités.

Rien qu’au cours de ce mois d’août, l’île a été la scène de deux catastrophes. La première date du 8 août, quand une embarcation de migration irrégulière a chaviré à environ trois miles des Îles Kerkennah, avec à son bord des familles entières.

La deuxième date du 13 août, quand une unité maritime de la Marine nationale a pu secourir 42 migrants irréguliers de nationalité égyptienne au large des côtes tunisiennes, à Kerkennah.

Dépassées par les nombreuses vagues de migration clandestine, les autorités sécuritaires ont limité l’accès à l’île. Pour les jeunes, il faut désormais présenter un papier d’identité démontrant qu’ils habitent sur l’île ou à Sfax pour monter sur les louds qui font la traversée entre Sfax et l’île.

Cette décision a créé des tensions palpables entre les citoyens désireux de se rendre sur l’île et les forces de l’ordre. En effet, la décision de limiter l’accès à l’île n’a aucune trace : pas de communiqué sur la question de la part du ministère de l’Intérieur.

Une source sécuritaire nous a indiqué qu’il s’agit de « directives verbales », appelant le département de l’Intérieur à clarifier cette mesure publiquement, afin d’éviter les altercations avec les citoyens.

L’île de Kerkennah est certes devenue le QG de la migration clandestine et des mesures doivent être prises, cependant, ne pas communiquer officiellement sur ces mesures c’est confronter les vacanciers aux forces de l’ordre.

Nombreux sont les vidéos attestant de ce genre d’altercations verbales entre les deux parties qui circulent sur les réseaux sociaux.

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