Tunisie : Mandat d’arrêt contre la maire de Tabarka

Les forêts de parasols amochent nos plages

Le juge d’instruction au 3ème Bureau de la Cour de 1ère instance de Jendouba, a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de la présidente de la municipalité de Tabarka pour suspicion de corruption, selon une déclaration faite par son avocat, Kaïs Mohsni, sur Shems Fm.

L’avocat a présenté au juge d’instruction, ce mercredi 10 août 2022, une demande de mise en liberté de sa cliente, Amel Aloui, en attendant sa réponse qui ne doit pas dépasser les quatre jours selon la loi, et qu’en cas de non approbation après ce délai, la demande est tacitement considérée comme rejetée.

L’avocat a tenu à rappeler que le juge d’instruction chargé de cette affaire a pris cette mesure, de mettre à l’arrêt la maire de Tabarka à la prison des femmes du Kef le soir de mardi 9 août 2022, après son audition et en l’absence d’un avocat, ce qui est une infraction aux dispositions légales et une atteinte au droit de la défense, selon lui.

Plus tôt, jeudi 4 août 2022, la brigade de la Garde nationale maritime de Tabarka a convoqué la maire et après audition, l’avait traduite devant le juge d’instruction au sujet d’une autorisation qu’avait obtenu la municipalité de Tabarka de la part de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL).

Cette autorisation consiste en l’exploitation du domaine maritime pour l’implantation de 200 parasols sur une superficie de 400 m2, et pour lesquels la municipalité s’est chargée de distribuer des autorisations au profit de jeunes chômeurs de la région, sans en dépasser le nombre légalement fixé, toujours selon la même source.

Seulement, la Garde nationale maritime a relevé plusieurs infractions dans l’exploitation de ces autorisations par les personnes concernées, comme un surnombre des parasols et un dépassement sur la surface autorisée.

Ce qui les a amenés à rédiger un rapport à ce sujet et à porter plainte contre la présidente de la municipalité de Tabarka devant le ministère public qui l’a auditionnée et traduite devant le juge d’instruction ; ce dernier ayant pris la décision de sa mise à l’arrêt.

L’avocat Kaïs Mohsni a estimé que cette décision est un peu trop précipitée et injustifiée, surtout que sa cliente, mère et à sa charge des enfants, n’a pas d’antécédents judiciaires et sa domiciliation bien connue, qui plus est, rien ne prouve dans ce dossier qu’elle ait touché des pots de vin, at-il ajouté.

« Tout sera fait dans le cadre de la loi pour un procès juste pour la défense d’Amel Aloui, afin d’obtenir sa libération et prouver son innocence », a conclu l’avocat.

Au sujet de ces autorisations d’exploitation du domaine maritime par l’implantation de parasols à louer aux estivants, toutes nos plages ont été défigurées par cette mesure, comme à Raf-Raf par exemple où l’on ne trouve plus le moindre espace pour profiter en famille de cette belle plage.

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