L’UGTT appelle à une « position ferme » contre l’ingérence américaine en Tunisie

Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé, ce samedi 30 juillet, son rejet absolu de l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Tunisie, condamnant fermement les déclarations répétées des responsables étrangers sur la situation en Tunisie.

L’UGTT a averti que l’ingérence dans les affaires intérieures « ne se limitait plus aux déclarations, mais allait au-delà de celles-ci, pour atteindre des déplacements des ambassadeurs et chargés d’affaires des ambassades dans tout le pays sans supervision « .

L’Union a appelé les autorités à adopter une position ferme et, si nécessaire, à suspendre l’accréditation du nouvel ambassadeur américain, les appelant à mettre fin à ces violations et à incarner la véritable volonté du peuple de rejeter toute atteinte à la souveraineté du pays.

La centrale syndicale dénonce l’intention délibérée de certaines forces politiques internes de demander l’aide de pays étrangers pour rétablir le pouvoir et ‘revenir à une ère où l’injustice a prévalu, la corruption et le terrorisme se propagent, les crises économiques et sociales se sont aggravées, et la souveraineté a été perdue à cause de l’alignement avec certaines alliances ».

Les relations tuniso-américaines ne sont pas au beau-fixe. Depuis le passage en force du président Kais Saied, il y a un an, les Etats-Unis, et d’autres forces étrangères n’ont cessé de multiplier les réactions et les positions interprétées comme une ingérence dans les affaires internes du pays.

Hier, le ministre des Affaires étrangères a officiellement convoqué la chargée d’affaires de l’ambassade américaine à Tunis, Natasha Franceschi, au siège du ministère. Cette convocation intervient suite à la publication d’un communiqué de presse émis par le secrétaire d’Etat américain aux affaires étrangères, Anthony Blinken, dans lequel il a appelé les autorités tunisiennes à adopter une loi électorale « inclusive » qui soit en mesure de garantir une « participation élargie » aux élections législatives prévues en décembre prochain et qui devrait inclure aussi bien « les opposants que les boycotteurs » du référendum sur la Constitution. Les récentes déclarations inacceptables de l’ambassadeur désigné dans notre pays, devant le Congrès américain en sont également la cause.

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