Fitch Ratings modifie sa notation de la catégorie « CCC », la Tunisie sous observation de critères

« Fitch Ratings » a introduit des modifications au niveau de sa notation dans la catégorie « CCC », en y introduisant les signes +/-.

La Tunisie et d’autres pays appartenant à la catégorie « CCC » sont concernés par cette modification.

La note de défaut émetteur à long terme en devises de la Tunisie a été abaissée par Fitch Rating, le 18 mars 2022, de ‘B-‘ avec perspectives négatives à CCC.

L’agence a expliqué cette décision par les retards accusés dans la conclusion d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).

En effet, le 18 mars dernier, l’Agence de notation Fitch Ratings avait révisé à la baisse la note de défaut à long terme, des émetteurs en devises étrangères (IDR) de la Tunisie de B- à CCC.

Fitch Ratings indiquait que la rétrogradation à CCC reflète des risques de liquidité budgétaire et externe accrus dans le contexte de nouveaux retards dans l’accord sur un nouveau programme avec le Fonds Monétaire International (FMI) après le 25 juillet.

L’agence précisait que cet accord avec le FMI est nécessaire pour accéder à la plupart des bailleurs de fonds en vue d’un soutien budgétaire. La grogne sociale limite la capacité du gouvernement à adopter des mesures d’assainissement budgétaire fortes, compliquant les efforts visant à aboutir à un accord avec le FMI.

Parallèlement à la hausse des prix des produits de base, la lenteur de la mise en œuvre des réformes pourrait conduire à une situation où la restructuration de la dette est nécessaire pour la viabilité de la dette, même dans le cadre d’un accord avec le FMI.

Cependant, le gouvernement a fermement déclaré qu’il n’envisageait pas une restructuration de la dette et la Tunisie ne s’est jamais engagée dans des discussions avec le Club de Paris, souligne l’agence de notation.

L’agence prévoit que le déficit restera élevé à 8,5% du PIB en 2022, contre 7,8% en 2021 et qu’il se réduira à 6,9% du PIB en 2023, en grande partie grâce à la baisse des dépenses en subventions énergétiques et alimentaires.

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