Affaire « Nama » : Jebali et Daadaa en liberté, Mouadh Ghannouchi recherché

Où en est l’affaire de l’association « Nama Tounes », qui défraye actuellement la chronique ?

Hier, l’ancien Chef du gouvernement Hamadi Jebali a été remis en liberté. Arrêté à Sousse le 23 juin dernier dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent, Hamadi Jebali a été remis en liberté après son audition.

Selon l’avocat Samir Dilou, il n’aurait aucun lien avec l’Association « Namaa » ni avec cette affaire, et aurait été placé en garde à vue en raison de l’implication de son gendre dans cette affaire.

Le fils de Rached Ghannouchi en fuite

Hamadi Jebali sera auditionné le 20 juillet prochain toujours dans le cadre de cette affaire alors que son gendre tout comme Mouadh Ghannouchi, le fils de Rached Ghannouchi, sont actuellement en fuite et un avis de recherche a été émis à leur encontre.

A ce titre, le ministère public relevant du pôle juridique pour la lutte contre le terrorisme a décidé, hier, conformément aux investigations menées par l’unité de lutte antiterrorisme de Bouchoucha d’ouvrir une enquête contre d’anciens et actuels dirigeants de l’association pour blanchiment d’argent et financement illicite de personnes et groupes liés au terrorisme en Tunisie et à l’étranger.

La liste des suspects interpellés dans cette affaire s’est allongée à 10 personnes, désormais interdits de voyage. Il s’agit de Hassen Meddeb, Omar Belkhiria, Adel Daâdaâ, et Hamadi Jebali, qui ont été remis en liberté. Mohamed Khochlaf et Abdelkarim Slimane, vont comparaitre devant le juge alors que Mouadh Ghannouchi et le gendre de Hamadi Jebali, sont en fuite.

Les précisions du MI

Le ministère de l’Intérieur a repéré des opérations financières louches de la part d’activistes au sein de l’association « Nama », ainsi qu’un important flux d’argent au profit de cette association qui ne correspond pas à la nature de ses activités telles que déclarées, cela en plus de soupçons de blanchiment d’argent.

Dans un premier temps, trois personnes ont été arrêtées et des ordinateurs, du matériel électronique et des relevés bancaires ont été de même saisis.

Par la suite, plusieurs personnalités ont été inscrites sur la liste des recherchés alors qu’un ancien responsable politique et l’un des fondateurs d’un parti politique est en garde à vue, assurant que cette garde à vue a été effectuée sur la base d’un ordre judiciaire et selon les procédures d’usage.

Ce responsable est l’objet de poursuites judiciaires, ainsi que son gendre qui a montré des signes d’enrichissement abject et où les investigations ont montré de sérieux signes de blanchiment d’argent, cette personne étant actuellement en fuite.

Le ministère public a ordonné, selon la porte-parole du ministère de l’Intérieur, de mettre en garde à vue toute personne suspectée de ces faits avérés.

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