Tunisie : Démarrage du dialogue national sous haute tension !

Après plusieurs mois de tractation, le dialogue national organisé par la présidence de la République démarre ce samedi 4 juin 2022, sous haute tension.

Alors que certains partis politiques ont boycotté ce rendez-vous tant attendu, les premiers débats porteront sur la situation économique et sociale. Présidée par le bâtonnier Ibrahim Bouderbala, la commission consultative pour les affaires économiques et sociales tient en effet sa première réunion ce samedi, avec au menu les réformes économiques nécessaires pour sortir le pays de la crise. Il sera également question de débattre les réformes sociales à même d’améliorer la situation sociale dans le pays.

Invitée en tant que membre de cette commission, l’UGTT a refusé de participer au dialogue national. Elle s’oppose à la démarche qu’elle juge individualiste, adoptée par le président de la République.

L’UTICA et à l’UTAP ont, par contre, confirmé leur participation pour exposer leurs visions dans le dossier économique.

Certains partis politiques pro-25 juillet ont été invités à assister et participer à la première réunion de la commission consultative pour les affaires économiques lancée en vertu d’un décret présidentiel.

Rappelons que seuls les partis pro-25 juillet, plus de 40 personnalités, et les organisations nationales telles que l’UGTT, l’UTICA et l’UTAP ont été invités à cette réunion prévue ce samedi 4 juin 2022 à Dar Dhiafa à Carthage.

Le parti Al Massar a publié un communiqué pour annoncer son refus de participer aux travaux de cette commission consultative dans sa forme actuelle, réaffirmant « son attachement au dialogue mais sans pour autant revenir à l’avant 25 juillet et sans déraper vers le monolithisme ».

Le parti des patriotes démocrates unifiés (Watad) a également refusé de participer à cette commission consultative, « dont les résultats et les issues sont connus d’avance », indique-t-il.

Afek Tounes avait également annoncé sa décision de ne pas participer à cette réunion, dénonçant « un dialogue consultatif et factice ». C’est aussi le cas du Courant démocrate, d’Ettakatol.

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