Affaire de l’aéroport : Des peines de 3 à 6 mois de prison contre Makhlouf et ses acolytes

Le verdict est tombé concernant la fameuse affaire de l’aéroport, lorsque le fondateur de la coalition Al-Karama, Seifeddine Makhlouf avait semé le chaos sous prétexte qu’une femme fichée S17 avait été interdite de voyage.

La Chambre criminelle auprès du Tribunal militaire permanent de Tunis a rendu son verdict dans cette affaire, rapporte, ce mardi 17 mai 2022, Mosaique fm avec des peines infligées allant de trois à six mois à l’encontre des anciens députés de la Coalition Al Karama impliqués dans cette affaire.

Maher Zid et Mohamed Affès ont écopé de trois mois de prison. Seifeddine Makhlouf et Nidhal Saoudi ont écopé d’une peine de cinq mois de prison alors que l’avocat Mehdi Zagrouba a écopé de six mois de prison. Seul Abdellatif Aloui a bénéficié d’un non-lieu.

Rappelons que l’affaire n°64488 dite « affaire de l’aéroport », a été examinée, hier, par le Tribunal militaire permanent de première instance de Tunis, qui a décidé de la mettre en délibéré et de rendre son jugement.

Samir Dilou, membre du collectif de défense des accusés, a critiqué le fait que les accusés n’ont pas été entendus. Dans une déclaration accordée, hier, à l’agence TAP, il a dénoncé le fait que le Tribunal militaire a examiné cette affaire et ce, malgré la demande formulée par la défense pour son report, au 18 mai afin qu’elle soit examinée par une juridiction civile.

Le 15 mars 2021, le fondateur de la coalition Al-Karama, Seifeddine Makhlouf avait semé le chaos à l’aéroport Tunis-Carthage, sous prétexte qu’une femme fichée S17 avait été interdite de voyage.

Il avait alors appelé les députés d’Al-Karama à le rejoindre en renfort pour défendre ce qu’il appelle les droits de cette femme, alors que les agents dé sécurité de l’aéroport affirmaient qu’ils exécutaient des mesures prises par le ministère de l’Intérieur.

Suite à cette affaire, cinq députés de la Coalition Al Karama avaient fait l’objet de mandats de recherche émis par le tribunal militaire de Tunis.

Il est à noter que les concernés ont la possibilité d’interjeter appel dans un délai ne dépassant pas les dix jours.

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