Tunisie : Hamadi Jebali en sit-in, son épouse victime d’un malaise

L’affaire Hamadi Jebali prend d’autres proportions ! Après une descente policière à l’atelier de l’épouse de l’ancien chef du gouvernement, hier, jeudi 12 mai 2022, et la saisie de matières « suspectes », madame Jebali devra comparaître devant la brigade centrale de lutte contre les crimes économiques et financiers de la Garde nationale de l’Aouina.

Le porte-parole du Tribunal de première instance de Sousse 2, Ali Abdelmoula, a, en effet, indiqué, aujourd’hui sur les ondes de Mosaïque FM, que l’unité de police judiciaire de Hammam Sousse, a convoqué l’épouse de Hamadi Jebali ainsi que quatre autres personnes dont deux étrangers, à comparaître.

Par ailleurs, l’épouse de Hamadi Jebali a été transportée vers une clinique privée à Sousse, après avoir été victime d’un malaise alors que l’ancien Chef du gouvernement observe, de son côté, un sit-in devant la direction de la sûreté nationale de Hammam Sousse.

Le ministère de l’Intérieur a apporté des éclaircissements dans un communiqué, confirmant que les unités relevant du district de sécurité nationale de Sousse Nord ont effectué une descente dans un garage à Akouda et arrêté deux étrangers.

Trois bouteilles d’Acétylène (classé matière dangereuse), deux fours électriques et des matières inflammables et une quantité d’aluminium ont été saisis.

Interrogés, les deux étrangers ont avoué qu’ils n’ont pas de carte séjour et qu’ils travaillent clandestinement dans cet atelier détenu par la femme de Hamadi Jebali.

Après la descente effectuée dans leur lieu de résidence à Chott Meriem, un troisième étranger a été arrêté. Ce dernier a avoué être entré illégalement sur le territoire tunisien. Une autre femme de nationalité étrangère a été, également, arrêtée.

Entre-temps, l’ancien chef du gouvernement a insisté pour accompagner sa femme lors de son interrogatoire.

Par ailleurs, le Parquet a ordonné la saisie de toutes les matières « suspectes » et la fermeture de l’atelier et de traduire toutes les parties concernées devant la sous-direction des recherches centrales de la Garde nationale de l’Aouina. L’ex-chef du gouvernement a été sommé de quitter le poste sécuritaire.

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