Dégagé de plusieurs mosquées, Ghannouchi cherche-t-il la victimisation ?

Rached Ghannouchi a été dégagé de plusieurs mosquées ces derniers jours

Ces derniers temps, le chef du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, alors qu’il est poursuivi dans le cadre de l’affaire d’organisation d’une plénière virtuelle, se permet de sillonner les quartiers de Tunis pour faire la prière de Trawih.

Et à chaque fois, il est confronté à une foule qui va jusqu’à le « dégager » des lieux et le traiter de « terroriste » et de « criminel ».

Des scènes, publiées sur les réseaux sociaux, ont fait polémique, et ont été récupérées d’une manière politique notamment par les partisans du mouvement Ennahdha. Hier, lundi, Ghannouchi a été également « dégagé » d’une mosquée à Tunis, où il était accompagné des agents de sécurité personnelle.

D’ailleurs, Ennahdha avait accusé, dans un communiqué, « une poignée de personnes », qui ont essayé d’agresser son président promettant des poursuites judiciaires.

Mais que vise vraiment Rached Ghannouchi en s’affichant en public, en dépit de sa popularité hautement faible ? Pour certains, il s’agit d’une pure récupération politique et une stratégie de victimisation dans une tentative de regagner la confiance des bases électorales d’Ennahdha.

Alors que pour d’autres, Rached Ghannouchi tente de se placer, continuellement, au-devant de la scène politique peu importe la situation, ni les conséquences.

En tout cas, le chef du parti Ennahdha est conscient du fait que son projet politique mené depuis dix ans en Tunisie n’est plus actuellement valable, à cause notamment du coup de passage en force opéré par le président de la République Kais Saied.

Ce dernier, semble marquer une rupture avec tous les partis politiques, mais notamment avec Ennahdha qu’il accuse implicitement d’exploitation de la chose religieuse à des fins politiques.

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