Braquage mortel à Bir El Bey : Le débat sur la peine de mort relancé !

Le criminel a été arrêté quelques heures après !

En Tunisie, les formes de violence ne cessent de prendre une tournure sauvage. A la suite de chaque mort tragique, le débat autour de l’application de la peine de mort est rouvert.

Dimanche dernier, une fille âgée de 18 ans est décédée, après avoir été écrasé par un train de la banlieue sud de Tunis, au niveau de la garde de Bir El Bey, alors qu’elle s’était opposée à un délinquant qui lui a arraché son sac. La scène s’est passée sous les yeux de sa mère.

Selon les caméras de surveillance, le criminel, un jeune qui a été arrêté par la suite, était à bord du train en marche et a essayé d’arracher le sac de sa victime sur le quai de gare, qui a fini malheureusement sur les rails du train.

Un nouvel acte de braquage mortel qui rouvre en effet le débat autour de la violence en Tunisie, mais surtout autour de l’application de la peine capitale pour dissuader ces criminels.

Entre opinions favorables et opposées à la peine de mort, le débat n’a jamais été véritablement tranché et continue à resurgir après chaque drame. On se rappelle tous de l’affaire de la jeune Rahma qui a été violée puis tuée sur l’autoroute de la Marsa, où son corps avait été retrouvée plusieurs jours après.

Suite à cette affaire, le président de la République s’est dit clairement pour la peine de mort dans ce genre de crime, tout en assurant tous les droits de défense à tous les accusés.

De même, après le meurtre de Falikou Coulibaly un responsable de la communauté subsaharienne en Tunisie, ils étaient nombreux sur les réseaux sociaux à prôner la peine de mort pour les assassins.

Bien que la Tunisie observe un moratoire de fait sur la peine capitale depuis 1991, date de la dernière exécution, l’abolition de la peine capitale restait un enjeu de taille.

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