Tunisie : Comparution reportée pour les députés « frondeurs »

Rached Ghannouchi devait comparaître, aujourd’hui devant le Procureur de la République.

C’est officiel ! La comparution des députés devant le Procureur de la République a été reportée à une date ultérieure, a indiqué, ce mardi 5 avril 2022, Abderrazek Kilani, avocat et membre du collectif de défense des députés du Parlement dissous.

L’avocat a confirmé le report à une date ultérieure, de la comparution des élus concernés par l’interrogatoire, devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis.

« Les députés concernés par l’interrogatoire ont été informés, vendredi dernier, du report de leur audience », a-t-il ajouté dans une déclaration à l’agence TAP, précisant qu’il a été informé du report du renvoi des six députés en question devant le procureur de la République à une date ultérieure.

Il a également indiqué que le nombre de députés qui ont été convoqués pour un interrogatoire, vendredi 1er avril, était de 7, un député s’étant absenté pour des raisons de santé.

Ces députés, dont le président du Parlement (dissous) Rached Ghannouchi, ont été entendus par la Brigade centrale de la lutte antiterroriste à la caserne de Bouchoucha et pourraient être poursuivis pour complot contre la sûreté de l’Etat.

Tous ces députés convoqués faisaient partie des 116 députés ayant voté pour un projet de loi annulant les dispositions et les décrets présidentiels annoncés après le 25 juillet.

Ils devraient faire l’objet d’une enquête pour organisation de bande visant à comploter contre la sûreté de l’Etat.

Selon Maher Medhioub, assesseur du président du Parlement, chargé de la communication, la justice a décidé de reporter sine die l’audience du président du Parlement Rached Ghannouchi et des députés accusés de tentative de coup d’Etat, afin de compléter les investigations.

Le président de la République Kais Saied a annoncé le 30 mars, la dissolution du Parlement après avoir recouru à l’article 72 de la Constitution pour préserver l’unité de l’Etat et la sécurité des Tunisiens.

Le chef de l’Etat a estimé que la tenue d’une plénière à l’ARP suspendue constitue un coup d’Etat avorté, promettant de poursuivre les responsables devant la Justice.

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