Rached Ghannouchi défie Kais Saied : « Nous continuerons à tenir des plénières ! »

Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a déclaré que les sessions virtuelles du parlement dissous vont se poursuivre.

Ghannouchi a ajouté, dans une interview accordée à l’agence de presse allemande, que le bureau de la présidence du Parlement se réunira prochainement pour programmer une nouvelle session virtuelle.

Pour lui, il n’y a pas d’article dans la constitution qui autorise au président de dissoudre le parlement sauf dans certains cas où le parlement est incapable de recommander un gouvernement et il se dissout lui-même ».

Il a expliqué que le mouvement Ennahdha et les députés rejettent la décision de geler et de dissoudre le parlement et continueront à résister à ces décisions, en commençant par une marche de protestation qui sera organisée à l’occasion de la Journée des Martyrs.

« Le président de la République veut donner l’impression que nous sommes des terroristes, et nous avons refusé de répondre à toute question lors de notre convocation par la Brigade centrale de la lutte antiterroriste à la caserne de Bouchoucha. Nous bénéficions d’immunité parlementaire en tant que députés », a-t-il ajouté.

Notons que la comparution des députés devant le Procureur de la République a été reportée à une date ultérieure, a indiqué, ce mardi 5 avril 2022, Abderrazek Kilani, avocat et membre du collectif de défense des députés du Parlement dissous.

L’avocat a confirmé le report à une date ultérieure, de la comparution des élus concernés par l’interrogatoire, devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis.

« Les députés concernés par l’interrogatoire ont été informés, vendredi dernier, du report de leur audience », a-t-il ajouté dans une déclaration à l’agence TAP, précisant qu’il a été informé du report du renvoi des six députés en question devant le procureur de la République à une date ultérieure.

Il a également indiqué que le nombre de députés qui ont été convoqués pour un interrogatoire, vendredi 1er avril, était de 7, un député s’étant absenté pour des raisons de santé.

Ces députés, dont le président du Parlement (dissous) Rached Ghannouchi, ont été entendus par la Brigade centrale de la lutte antiterroriste à la caserne de Bouchoucha et pourraient être poursuivis pour complot contre la sûreté de l’Etat.

Tous ces députés convoqués faisaient partie des 116 députés ayant voté pour un projet de loi annulant les dispositions et les décrets présidentiels annoncés après le 25 juillet.

Ils devraient faire l’objet d’une enquête pour organisation de bande visant à comploter contre la sûreté de l’Etat.

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