Tunisie : Noureddine Bhiri revient sur son « kidnapping »

Le dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, a confirmé que son arrestation, le 31 décembre 2121, a été précédée d’une campagne de plusieurs mois, visant sa personne et sa famille, à laquelle a pris part le président de la République.

Lors d’une conférence de presse tenue ce 1er avril 2022, il a estimé que l’objectif principal de son « enlèvement » était son assassinat, mais que « la présence de sa femme lors de l’opération et la médiatisation de l’affaire ont changé leurs plans ».

Il a ajouté que l’article du journal Achourouk sous le titre « Bhiri… l’empereur qui a détruit le système judiciaire » avait été publié suite à une intervention du président, et représentait « un feu vert pour son assassinat ».

Détaillant la journée de son arrestation, le dirigeant nahdhaoui a déclaré avoir été enlevé par un groupe de jeunes hommes barbus qui n’ont présenté aucun document, et l’ont forcé à monter dans une voiture et emmené dans un lieu inconnu, où il est resté environ 3 heures avant l’émission de la décision d’assignation à résidence.

Le 8 mars 2022, on annonçait la levée de l’assignation à résidence imposée au vice-président du mouvement Ennahdha, après plus de deux mois de mise en résidence surveillée.

Cette décision avait été prise « jusqu’à ce que la justice prenne les mesures judiciaires nécessaires à leur égard » et vient « suite à la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature provisoire et sur fond de l’existence d’enquêtes judiciaires déférées à la justice. », indiquait le ministère de l’Intérieur.

Le ministre Taoufik Charefeddine avait par la suite tenu une conférence de presse pour revenir sur les circonstances d’arrestation et d’assignation à résidence de Bhiri et de l’ancien cadre au ministère de l’Intérieur Fathi Baldi.

Il avait annoncé que ces arrestations sont motivées par de véritables soupçons de terrorisme et de corruption relatifs à la délivrance de certificats de nationalité tunisienne, de passeports et d’extraits de naissance d’une manière illégale. « Ces décisions ne sont pas arbitraires et nous travaillons conformément à la loi », avait-t-il affirmé.

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