Tunisie : Abir Moussi met en garde contre un scénario « dangereux »

Abir Moussi, présidente du Parti Destourien Libre

C’est un nouveau passage en force que met en exécution le chef du parlement suspendu. Ce lundi 28 mars 2022, le bureau du parlement s’est réuni et a appelé à deux plénières mardi et samedi prochains pour annuler les dispositions exceptionnelles du 25 juillet.

Face à cette nouvelle situation de blocage, la présidente du Parti Destourien Libre Abir Moussi qui a boycotté la réunion du bureau du parlement, a mis en garde contre ce qu’elle appelle un scénario dangereux.

Dans un live Facebook, Moussi a appelé Kais Saied à barrer la route à la mouvance anti-25 juillet visant à mettre en place un processus parallèle en Tunisie. « Ils planifient un scénario dangereux, ils veulent faire un passage en force et ont tout organisé, la Tunisie risque de perdre son indépendance », a-t-elle dit.

Elle a appelé dans ce sens Saied à convoquer les députés pour retirer la confiance à Rached Ghannouchi et dissoudre officiellement le parlement.

Sur fond de cette affaire elle a annoncé qu’elle va saisir la justice pour annuler les décisions du bureau du parlement.

Défiant le président de la République, Kais Saied, le Parlement gelé va, bel et bien, tenir non pas une mais deux séances plénières cette semaine.

Plusieurs députés ont appelé à la tenue d’une séance plénière pour débattre d’une alternative constitutionnelle mettant fin aux mesures d’exception prises par le Chef de l’Etat le 25 juillet 2021.

Une réunion du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a été tenue ce lundi 28 mars 2022. En marge de cette réunion, il a été décidé de tenir deux séances plénières, la première, mercredi 30 mars et la deuxième samedi 2 avril, a annoncé l’assesseur du président du Parlement chargé de la communication, Maher Medhioub.

La plénière du 30 mars devrait porter sur l’annulation des mesures exceptionnelles avec pour objectif d’y mettre un terme. La plénière du 2 avril, devrait porter sur la situation économique et financière du pays.

 

Commentaires: