Tunisie : Ennahdha épingle la consultation nationale

Le bureau exécutif du mouvement Ennahdha a confirmé que les mesures prises le 25 juillet 2021 ont aggravé la scène politique et exacerbé la crise économique et les tensions sociales, blâmant le chef de l’État pour l’échec du « gouvernement illégitime ».

Ce dernier a, selon le mouvement islamiste, échoué à faire face à l’augmentation des prix, à la grave pénurie de produits de base et aux nominations de personnes incompétentes au sein des différentes structures de l’État.

Il a mis en garde contre les conséquences de la grave dégradation de la situation financière au regard de la dégradation de la note souveraine du pays, de la perturbation de l’économie et de l’absence de mesures efficaces dans la loi de finances de 2022, notamment au profit des petites et moyennes entreprises « ce qui complique l’accord sur un nouveau programme avec le Fonds monétaire international, menace de déficit financier et de faillite de l’État et perturbe le climat d’investissement dans le pays. »

Par ailleurs Ennahdha a dénoncé les tentatives de l’autorité centrale existante de s’emparer des pouvoirs des conseils municipaux et de marginaliser l’autorité de décentralisation, considérant que « l’échec de la voie visant à démanteler l’État et ses institutions a été explicitement démontré par l’échec catastrophique de la Consultation nationale ».

La consultation représente, selon le parti, une tentative de confisquer la volonté du peuple et de gaspiller l’argent public.

Le mouvement Ennahda a affirmé son souci de gérer la crise politique étouffante loin de l’exploitation politique des conditions sociales et économiques paralysantes.

Et de réitéré son appel à un dialogue national global afin de faire de la stabilité politique une condition objective de la formulation des politiques économiques et alternatives sociales et réaliser des réformes majeures dans le cadre de la démocratie participative.

Rappelons que la consultation nationale a pris fin, dimanche 20 mars 2022, à minuit.

Au total, 534.915 participants ont pris part à la consultation et ont donné leur avis sur les différentes réformes que le président de la République avait annoncées le 13 décembre 2021.

Le nombre de participants hommes à cette consultation s’élève à 366.210, contre 168.705 femmes. La tranche d’âge entre 30 et 39 ans arrive en première position en termes de participation avec 25,6%, tandis que la catégorie des moins de 20 ans est dernière avec 2,3%.

Commentaires: