Tunisie : Qui croire sur l’état de santé de Noureddine Bhiri ?

CP : Page Facebook Noureddine Bhiri

Hier, Mondher Lounissi, médecin traitant du dirigeant d’Ennahda, Noureddine Bhiri, alertait l’opinion publique et faisait savoir que la vie de son patient est en danger suite à la détérioration spectaculaire et rapide de son état de santé.

« Il ne pourra pas résister longtemps, alors j’appelle les autorités sanitaires de répondre à sa demande de le faire sortir de l’hôpital et de trouver une solution à son état de santé qui se détériore et qui est grave », a-t-il dit.

La coïncidence a voulu que la décision de la levée de l’assignation à résidence est survenue à la suite de la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature provisoire.

De quoi se poser des questions sur le comment du pourquoi ? L’assignation à résidence visant Noureddine Bhiri a-t-elle été levée en raison de son état de santé, décrit par son médecin comme étant critique ou en raison de l’installation du CSM provisoire ?

Difficile de se faire une idée précise, quoique certains éléments de réponse sont détectables dans le dernier communiqué du ministère de l’Intérieur annonçant la levée de l’assignation à résidence contre Noureddine Bhiri et Fethi Beldi.

Le département de l’Intérieur assure qu’il a été décidé de mettre fin à l’effet des deux décisions d’assignation à résidence jusqu’à ce que la justice prenne les mesures judiciaires nécessaires à leur égard.

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A cet effet, les gouverneurs de Bizerte et de La Manouba seront chargés de veiller à l’application de cette décision, a fait savoir le ministère, précisant que « la décision de la levée de l’assignation à résidence survient à la suite de la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature provisoire et sur fond de l’existence d’enquêtes judiciaires déférées à la justice ».

Ce communiqué indique également que la décision d’assignation à résidence avait été décrétée dans « le respect total des droits de l’homme », s’agissant du droit de visite et de la prise en charge médicale « .

Il souligne et insiste en outre que « l’état de santé des deux personnes concernées est « normale » selon les rapports médicaux établis à cet effet, dont le dernier en date a été élaboré le jour-même de la fin de décision de l’assignation à résidence ».

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