Déchainé, Rached Ghannouchi vilipende le président absent !

Alors que le président de la République se trouve à Bruxelles pour participer au 6e sommet UE-UA, le chef du parlement gelé, Rached Ghannouchi, fait preuve d’une témérité insouciante, promettant l’élimination du « nouveau dictateur ».

C’est lors d’un meeting organisé par le mouvement « Citoyens contre le coup d’Etat », que Rached Ghannouchi s’est déchainé, vilipendant le président de la République et promettant que le Parlement va rouvrir ses portes « qu’ils le veuillent ou pas ».

« Le Parlement va rouvrir ses portes
qu’ils le veuillent ou pas »

Le chef d’Ennahdha est même allé jusqu’à dire que « le peuple se débarrassera de Kais Saied, comme il s’est débarrassé des dictateurs qui l’ont précédé ». Des propos qui ont enchanté les participants, dont Ahmed Nejib Chebbi et Jawher Ben Mbarek.

Ghannouchi s’est davantage emporté indiquant que Saied n’a ni carrière ni expérience politique, que sa langue arabe est « faible et peu familière » et que le premier emploi de sa vie était la présidence de la République.

Pour lui, même la campagne explicative du président est à la limite « chiite » !

« Nabil karoui est bien meilleur »

Les critiques enflammées ont même atteint le niveau où Ghannouchi a comparé le président de la République à son concurrent au second tour, Nabil Karoui qui, selon ses dires, est bien meilleur.

« Dites de Karoui ce que vous voulez, mais vous ne pouvez pas nier que cet homme a fondé et dirigé une institution médiatique à succès, contrairement au putschiste qui veut exclure tout un peuple et effacer sa révolution », a-t-il déclaré.

« Le chef de l’État, Kais Saied, est un homme sans sagesse, car il n’a pas réussi à préserver ceux qui sont descendus dans la rue pour applaudir ses actions. Aujourd’hui, les deux tiers des Tunisiens pensent que ce qu’il a fait était un coup d’État ».

Dans le même contexte, Rached Ghannouchi a souligné que le mouvement Ennahdha avait joué un rôle important dans la réussite de Saied aux élections présidentielles de 2019, rappelant qu’entre 500 et 600 mille nahdhaouis avaient voté pour lui.

En attendant la riposte du résident de Carthage, qui devrait certainement être intéressante pour le moins qu’on puisse dire, l’intervention de Ghannouchi revive indéniablement le fameux proverbe « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent » !

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